| Les PME peuvent choisir les VIE pour l'international |
|
|
|
| Écrit par Bertrand Terreux |
| Vendredi, 20 Février 2009 00:00 |
|
Le volontaire international en entreprise (VIE) est un atout pour les PME qui disposent d’une stratégie de croissance à l’international. Avant toute démarche de recrutement, l’entreprise doit obtenir le label pour les VIE auprès d’UBIFRANCE. Pour prétendre à un VIE, il faut avoir moins de 25 ans. C’est à l’entreprise de trouver son candidat au VIE via des salons ou des annonces. Aucun organisme ne fera cette démarche à la place de l’entreprise. Attention, il existe parfois des clauses imposées par les pays. Les Etats-Unis imposent notamment que l’entreprise d’accueil locale ait une structure minimum de trois employés à temps complet. Si des français font partie de cette structure, leur nombre ne doit pas dépasser 1/3 de ses effectifs. Cette obligation est ni plus ni moins une barrière à l’entrée imposée par les USA. Pourtant, les pouvoirs publics vantent les USA comme premier pays de destination des VIE mais en regardant de plus près, on note que ce sont les grands groupes qui en profitent et non les PME. Par conséquent, un dirigeant de PME qui pense pouvoir conquérir les USA ne le pourra pas car il existe une barrière à l’entrée sur laquelle les pouvoirs publics communiquent peu, ce qui entraine une déception de la part du chef d’entreprise et nuit au développement du VIE. Cette clause dans les conditions d’éligibilité des entreprises d’accueil américaines, devrait être modifiée. IE Love PME, sollicite Anne Marie Idrac secrétaire d’Etat chargée du commerce extérieure pour faire évoluer cette convention afin que les PME françaises profitent des débouchés du marché américain. Le VIE est une opportunité pour une entreprise qui souhaite prospecter un pays. Nous avons le cas au sein de l’équipe d’IE Love PME. Il s’agit de Jean François DOLBEAU qui est parti en Inde vendre des thermomètres pour la filière nucléaire pour une PME lyonnaise. En terme de marché pour le nucléaire, l’Inde est à conquérir car on estime l’investissement global de l’Etat à près 100 milliards de dollars. Après un entretien au salon Class Export de Lyon, une formation produit et une définition des objectifs, Jean François DOLBEAU est parti en Inde pour une mission de 24 mois. L’obtention de son visa n’a pas été facile car il existe des pays ou les relations internationales sont plus tendues. Il a fallu être patient. Le deuxième cas est récent, il s’agit d’une étudiante proche d’IE Love PME qui est partie mettre en place une cellule de veille en Inde, pour une PME du tourisme. Nous sommes en contact régulier et nous attendons que sa mission avance pour faire un premier bilan. Je vous rassure tous les VIE ne se passent pas aussi bien. Des constats montrent que les Consulats, des PME ou des partenaires laissent le VIE dans la nature. C’est un engagement fort pour l’entreprise qui prend un VIE car elle doit le former, lui donner des objectifs pour que l’expérience profite tant à l’entreprise qu’au VIE. |