| L’exportation des PME françaises. Un problème de tissu industriel |
|
|
|
| Écrit par Bertrand Terreux |
| Vendredi, 07 Mars 2008 00:00 |
|
Le taux record de l’euro (plus 1,51$ pour 1€), la crise des subprimes, la monté en puissance des nouveaux pays développés (NPD)…Tout ces éléments sont des facteurs réducteurs de la croissance occidentale et notamment européenne… L’excédent de la balance commerciale française ne cesse de diminuer. Elle est même devenue négative de 30 milliards d’euro en 2006. Pourtant, les carnets de commande des PME allemandes sont pleins pour les deux prochaines années à venir tandis que ceux des françaises fondent comme neige au soleil. Or, elles connaissent les mêmes problèmes. Comment peut-on expliquer un tel écart entre deux puissances dont les fondamentaux économiques sont similaires ?Peut être un problème de tissu industriel. En effet, le rapport Carayon « A armes égales » expliquait en 2006 « alors qu’il y a environ 2,5 millions d’entreprises immatriculées au registre du Commerce et des Sociétés, on ne compte que 100 000 exportatrices, soit 4%. Sur trois millions d'entreprises immatriculées en Allemagne, on recense environ 300 000 exportatrices, soit 10%. Cette situation continue à se dégrader : entre 2000 et 2004, le nombre d’entreprises françaises exportatrices a diminué d’environ 5 000; mais la proportion de PME reste stable à hauteur de 80% environ.L’écart avec l’Allemagne est encore accentué lorsque l’on considère les PME (entreprises de moins de 250 salariés). La proportion d'exportatrices est de 4 % en France et de 18 % en Allemagne. Cela résulte, pour une large part, de la différence de structures des tissus économiques : en France, 93% des PME sont des micro-entreprises (de moins de dix salariés), contre 64% en Allemagne(1). »Si l’on raisonne en termes de structure, la typologie allemande semble plus propice à l’investissement dans de nouveaux outils pour l’aide à l’exportation telle que l’intelligence économique.En effet, il est plus facile de diluer les coûts d’IE sur des 200 produits plutôt que sur une centaine.C’est pourquoi, les PME françaises ayant la même structure allemande devraient investir comme les allemands dans des outils d’intelligence économique afin de ne pas perdre de terrain…La compétition va encore s’intensifier dans les prochaines années dans nos économies occidentales lorsque les NPD seront encore plus proche de notre niveau technologique.Il est donc indispensable de marquer des points dès aujourd’hui pour acquérir un savoir-faire qui sera déterminant, voir vital, pour obtenir de nouveaux marchés.(1) Source: ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, DGPTE, DGDDI. |