| Plans d'actions offensifs pour les PME |
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| Écrit par Bertrand Terreux |
| Mercredi, 25 Mars 2009 00:00 |
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Ce nouveau sondage montre que les PME sont toujours en recherche de trésorerie ou de capitaux propres auprès des banques. Pourtant les établissements bancaires affirment qu’elles disposent de liquidités pour financer les PME et que le médiateur du crédit fait son possible pour soutenir les PME. Qu’elle est en réalité la situation, et qui croire ? De même, le problème de trésorerie soulève celui du bon fonctionnement de la réduction des délais de paiement. En réalité lors d’un entretien avec une PME, le chef d’entreprise m’a confirmé qu’actuellement les grands groupes retardent la signature du contrat alors que la prestation de la PME a commencé. C’est dans ces moments que l’intelligence économique est indispensable pour les PME-PMI afin d’établir des plans d’actions offensifs. Les ressources sont limitées les entreprises doivent s’allier et penser à la coopétition. L’autre angle d’attaque pourra être la généralisation de l’innovation ouverte qui permettrait de diminuer les coûts tant externes qu’internes et de favoriser l’émergence de nouveaux produits innovants. Profitons de la crise pour combler les lacunes des PME-PMI françaises qui se trouvent dans l’incapacité d’élaborer une stratégie sur le long-terme. A la demande de KPMG et de la division PME de Sage, l’IFOP a interrogé du 16 au 20 février 2009 plus de 400 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leurs réactions face à la crise. Si 53% des chefs d’entreprise estiment que la crise aura des conséquences sur l’ensemble de l’année 2009, l’autre moitié (46%) considère qu’elle se fera sentir jusqu’en 2010, voire au-delà. Quatre PME sur dix affectées par la baisse de leur chiffre d’affaires 51% des dirigeants de PME affirment rencontrer des difficultés « importantes », notamment dans les secteurs des services (60%). Les entreprises de 50 à 99 salariés sont les plus affectées (67%). Les dirigeants qui se déclarent en difficulté, soit 51% de l’échantillon, affirment être confrontés : · A 82% à une dégradation de leurs chiffres d’affaires. Les PME de 50 à 99 salariés sont plus particulièrement concernées (87%) ainsi que les services (86%) ; la baisse envisagée est de -18,6% en moyenne et de -25% dans l’industrie. 1 à des problèmes de trésorerie ou de financement pour la moitié d’entre eux (50%). · A la hausse des coûts des fournisseurs à hauteur de 38%, notamment dans la construction (50%). · Enfin, à des craintes de leurs partenaires ou de leurs salariés à 33%, particulièrement chez les PME de 50 à 99 salariés (41%). En outre, 57% des sondés pronostiquent une dégradation de leurs résultats financiers en 2009. Des initiatives ciblées pour faire face à la crise. Durant cette période de turbulences, les chefs d’entreprise mettent en œuvre des actions variées. La mesure choisie majoritairement par les chefs d’entreprise consiste à réduire les coûts tant externes qu’internes (53%). 41% des dirigeants de PME mettent l’accent sur le renforcement de la prospection commerciale, particulièrement dans le secteur de l’industrie (53%), tandis que 29% optent pour la sécurisation de leur portefeuille commercial. Vient ensuite la décision de renforcer leur gestion financière (33%), de conduire des réorganisations internes ou de leurs process (25%). Enfin, 21% des chefs d’entreprise renégocient avec leurs partenaires financiers. |