| Une PME sur un marché émergent: l'économie d'énergie. |
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| Écrit par Marion de Beauregard |
| Jeudi, 26 Mars 2009 00:00 |
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Rencontre avec Fabrice HAIAT, PDG de Vizelia, producteur d'un logiciel de pilotage énergétique des bâtiments. Vizelia travaille sur cette cette technologie depuis 5 ans. Nous avons interrogé son PDG sur ses pratiques en matière de protection de l'information et d'ouverture sur son environnement. - Avez-vous des concurrents ? Fabrice HAIAT: Le marché est neuf; on essaie de comprendre comment il va se structurer. Pour l'instant, dans notre domaine, le pilotage énergétique des bâtiments, les acteurs sont éclatés. - Quel système avez-vous mis en place pour surveiller le marché (concurrents, opportunités) ? F.H.: j'utilise un logiciel de veille web, moi-même, puisque les informations recueillies permettent la prise de décision stratégique. Il m'appartient de les analyser et de les interpréter. - Combien de collaborateurs avez-vous ? Comment assurez-vous le secret de votre savoir-faire? F.B.: Nous sommes une vingtaine, avec une grosse part dédiée à la R&D. Nous avons mis en place un garde fou, la sécurisation de notre code-source -qui est notre savoir-faire en tant que tel- et procédons à séparation organisationnelle des taches pour maîtriser complètement les codes. Pour la protection externe de notre savoir-faire, la réglementation en matière de logiciel étant très compliquée, nous n'avons pas encore déposé de brevet. Nous envisageons cependant cette hypothèse. - Avez-vous une stratégie de développement à l’étranger ? Si oui comment pénétrer les marchés? F.H.: Nous entamons des négociations en Europe depuis un peu moins d'un an. Nous procédons par la mise en place de réseaux de revendeurs sur place. - Vous sentez-vous menacé? F.H.: Pas dans l'immédiat, de par le manque de structuration du marché. Cela prend des années et un énorme investissement en R&D pour atteindre ce niveau de technologie. Mais il y a des risques, et nous prenons des précautions. Notre taille et notre chiffre d'affaires ne justifieraient pas que nous investissions davantage dans l'intelligence économique. |