Le rendez-vous des PME et de l'Intelligence Economique

les PME s'orientent vers: pragmatisme, transparence et recentrage PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bertrand Terreux   
Jeudi, 02 Avril 2009 10:19

Tags: appui pme 2009 | CDC | KPMG | OSEO | Sage PME

Suite à la publication du sondage KPMG et Sage PME Bertrand TERREUX s’est entretenu avec Christophe Bernard, Associé, Directeur du développement du marché des PME chez KPMG.

Bertrand TERREUX : Qu’est ce qui impacte le problème de trésorerie ?

Christophe Bernard : Suite à notre étude, nous avons pu cibler trois facteurs qui entraînent l’affaiblissement de la trésorerie des PME :

-          La baisse du chiffre d’affaires,

-          Le financement des coûts fixes,

-          Le calcul du point mort pour les PME industrielles.

BT : Quels sont les motifs de refus d’obtention des crédits par les banques ?

CB : Ce n’est pas un refus mais on constate une diminution des demandes de crédits. Le plus inquiétant c’est qu’on assiste  à une autolimitation de la part des dirigeants ce qui va impacter leur investissement mais aussi leurs revenus futurs.

De plus, quelques métiers peuvent avoir des difficultés pour accéder au crédit, comme par exemple le secteur automobile. Ce phénomène est en partie lié aux assurances crédits, qui peuvent avoir un fort impact sur certains secteurs.

Cependant, j’étais au Spring Campus de Croissance Plus et j’ai constaté que les PME innovantes continuent d’investir. Il faut dire que la législation est plus favorable pour ces entreprises avec la Loi TEPA et les business angel.

BT : L’intervention de l’Etat et du médiateur du crédit n’ont pas facilité l’arrivée de capitaux auprès des PME, qu’en déduisez vous ?

CB : En France, les PME ont un problème de capitaux propres, c’est pourquoi KPMG en partenariat avec OSEO, la CDC et les experts comptables lancent l’opération APPUI PME 2009. L’augmentation de capital ne parle pas aux dirigeants de PME qui ont peur de se retrouver avec des financiers de la city dans leur actionnariat.

Cet événement sera le moyen d’expliquer aux patrons où trouver des fonds et comment les intégrer au capital de l’entreprise.

BT : Par quoi se caractérise la hausse des coûts fournisseurs ?

CB : La hausse des coûts fournisseurs est vrai dans le milieu de la construction avec la flambée des coûts des matières premières.

BT : Comment se traduit la réduction des coûts externes tant qu’internes ?

CB : Il s’agit d’effet à court terme comme la réduction des frais de déplacement. En ce qui concerne le moyen terme, on assiste à un recentrage sur le métier d’origine et l’arrêt des développements hasardeux.

BT : Quelles sont les mesures du renforcement de la prospection commerciale ?

CB : Cela se traduit par plus d’actions commerciales, du phoning et recentrage sur les fondamentaux. Je prends le cas d’une PME qui vient d’embaucher trois commerciaux ce qui porte à 13 sa force de vente c e qui permettra de développer son portefeuille client et de concentrer sur la satisfaction client.

BT : Comment s’effectue la sécurisation de leur portefeuille commercial ?

CB : Les entreprises durcissent leurs conditions de vente, on s’informe à qui on vend, on fait attention aux nouveaux clients, et on veut savoir pourquoi ils changent de fournisseurs. De même, on surveille les encours clients afin d’avoir une transparence face aux partenaires financiers.

Je prends le cas d’un chef d’entreprise qui dispose d’une bonne visibilité de son activité et qui joue la transparence avec sa banque. Le constat montre qu’il peut tenir encore jusqu'à novembre 2009.

Pour effectuer ce type de mesures, rien de plus simple que de faire un tableau de bord en intégrant les encours clients, le chiffre d’affaires et la marge brute.

 
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