| Le déficit contracté favorisera t-il la croissance ? |
|
|
|
| Écrit par Bertrand Terreux |
| Jeudi, 06 Août 2009 12:30 |
|
Le déficit contracté favorisera t-il la croissance ? Il est évident que le progrès technique est le moteur de notre économie. C’est pourquoi, il est impératif de prendre des mesures sur le long terme dans des domaines comme : - L’éducation, - L’écologie, - La recherche, - Les technologies de la communication. Il est nécessaire de savoir si le déficit contracté actuellement, favorisera la croissance de demain. Comme le rappelle Philippe Lemoine dans les cahiers de l’USINENOUVELLE, "Les Etats n’auront pas la possibilité de s’endetter deux fois comme ils le font aujourd’hui". Innover, c’est capter les signaux faibles pour prévenir l’évolution de demain. Cette stratégie demande de la flexibilité et de la réactivité que n’ont pas toujours les grands groupes. Ainsi, ils externalisent la R&D auprès de PME qui disposent de ces atouts. Pourtant, d’après les deux économistes, Yann Moulier Boutang et Antoine Rebiscoul, on assiste à « la revanche des externalités », c'est-à-dire, que les entreprises vont avoir tendance à réintégrer leurs externalités. Le financement et l’environnement (Université, pôle de compétitivité) de l’innovation ne sont pas les domaines les plus en avances en France malgré, un coût de l’innovation inférieur à la Silicone Valley dans les pôles de compétitivité. Philippe Lemoine pointe un manque d’investissement dans les technologies de l’information et de la communication vecteur de croissance. Nous avons un tissu de PME très dense qui emploie 2/3 de la population active. Cependant, nous manquons dans les PME de projets innovants. Deux causes sont identifiées par Philippe Lemoine : - Un réel problème de démographie entrepreneuriale, - Un manque de croissance d’entreprises, dû au manque de projets innovants dans les PME Le constat est alarmant, seul 1/3 des créateurs caractérisent leur société comme innovante, donc, 66 % des entreprises n’ont pas vocation à croître et qu’en est-il pour l’international ? Je pense que c’est le même constat. Toutes les entreprises n’ont pas vocation à s’internationaliser et pourtant, pour répondre à la politique du résultat, de nombreuses erreurs sont commises dans ce domaine. Pour assurer la croissance des PME innovantes, il faut appliquer une stratégie de coopétition entre les grands groupes et les start-up. BAE Systems vient de débloquer des fonds pour investir dans les PME de la Sécurité et de la Défense afin de les appuyer dans le financement de la R&D. L’objectif est de voir naître de nouvelles technologies dont BAE Systems pourra bénéficier. « Nous devons créer un modèle d’innovation à la française et non se calquer sur le modèle américain, tout en investissant sur les Hommes. » Source: Les cahiers de L'USINENOUVELLE "Innover pour rebondir" supplémant au numéro 3149 du 28 mai 2009, Aurélie BARBAUX et Pascal GATEAUD |