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Tags: Client to Client | économie de la connaissance | Standford | Teacheo | Technologie disruptive | veille Teacheo: Une start-up française à la conquête du marché de l’économie de la connaissance
Teacheo a lancé une communauté de soutien scolaire en direct, par internet, grâce à son produit innovant.
Le produit a été imaginé par son fondateur Kemal El moujahid, ancien étudiant de l’Ecole Polytechnique. Suite à ses expériences professionnelles et son passage à l’Université de Standford, ce jeune PDG a trouvé des synergies entre la Webconférence et l’enseignement dans une optique client to client.
Bertrand Terreux: Quelle stratégie avez-vous adoptée pour développer Teacheo ?
Kemal El moujahid: Je disposais du produit, du business model et de la vision qui était d'utiliser une technologie pour échanger son savoir. La vision fait souvent défaut dans un projet.
Deux choix s'offraient à moi:
Détenir des formateurs en interne et proposer un service avec un avantage concurrentiel.
Donner l’outil à la communauté pour qu’elle se l’approprie et le diffuse largement. Pour moi, c’était cette stratégie qui possèdait le potentiel de croissance le plus important et nous l’avons retenue.
En créant Teacheo, Kemal El moujahid intègre la vision internationale du produit d’ailleurs . Il s’inspire de la méthode américaine qui consiste à diffuser largement une technologie avant de se préoccuper de la monétisation du service.
Quand on propose un tel produit on trouve de fortes résistances au changement. C’est pourquoi, il faut apporter des points différenciants et orienter la technologie pour convaincre nous confie Kemal El moujahid.
Pour développer le produit, Teacheo compte cinq personnes à la R&D qui ont mis deux ans ce qui représente 100 mois / homme. Comme le rappelle Kemal El moujahid il ne fallait pas se disperser et se concentrer sur l’innovation. En France, la surface financière des start-up est limitée et c’est un problème. C’est pourquoi, en plus de développer la technologie, il faut apporter du service pour faire rentrer de la trésorerie.
BT: Comment se passe l’adhésion de la communauté à la technologie ?
KEM: Afin de faire sa promotion, nous proposons à chaque professeur de mettre des informations sur lui même, de créer des vidéos d’enseignements et d’animer une classe virtuelle en facilitant l’enregistrement et la diffusion.
Pour le client, nous avons mis en place une écoute client avec des débriefing sur l’utilisation de la technologie. Concernant le cours, Teacheo marche comme une communauté et l'élève peut commenter sur un forum la prestation de son prof et lui donner une note.
BT: Avez-vous mis en place une veille ?
KEM: Nous réalisons une veille technologique, produit et concurrentielle. C’est important pour moi en tant que décideur d’avoir ces informations.
En ce qui concerne la concurrence, la technologie est une barrière à l’entrée car il faut la maîtriser. Cependant, des concurrents essaient de développer un outil mais reviennent vers nous pour obtenir notre plateforme en marque blanche car elle est plus performante et évoluée.
BT: Utilisez-vous un outil payant ?
KEM: Pas du tout, Google alertes est suffisant pour identifier les leaders d’opinions et les acteurs sur le marché.
BT: Quelle est la prochaine étape du développement de Teacheo ?
KEM: Nous sommes en discussion avancée pour lever des fonds. Nous avons un mixte d’investisseurs entre des français et des américains.
Les investisseurs américains regardent le potentiel de la technologie et les opportunités du marché. Ils sont prêts à lancer une version gratuite et ensuite de la monétiser. C’est ce qui a été fait pour Skype. En France, on regarde plus le chiffre d’affaires dans les débuts du service. L’argent va plus facilement aux services malgré le danger que cela peut représenter quand l’entreprise perd les personnes clés.
BT: Quels sont vos opportunités ?
Le marché du E-learning représente 50 milliards de dollars. Nous avons de quoi nous développer. En France, on s’intéresse au Droit à la Formation Individuelle.
BT: Qu’avez-vous retenu de votre passage à Standford ?
KEM: Concernant Teacheo, mon passage à Standford m’a certainement permis d’avoir pour ambition de créer une communauté C2C, plutôt que de me cantonner à la seule production d’une technologie d’enseignement, aussi innovante soit-elle. Je retrouve cette vision lors de mes échanges avec des investisseurs US, qui s’intéressent à la richesse créée par une communauté d’échange de savoir, appuyée sur une technologie disruptive. |