| Qui peut accompagner les PME à l’international ? |
|
|
|
| Écrit par Bertrand Terreux |
| Jeudi, 19 Février 2009 00:00 |
|
Une étude réalisée par CSA-ACFCI & Ernst & Young auprès de 500 patrons de PMI en octobre 2008 montre que 38 % choisissent ou choisiront le réseau des chambres de commerce et d’industrie pour les accompagner à l’international. En ce qui concerne les autres organismes tels le cabinet conseil, le cabinet d’audit, le cabinet d’avocat, Organisme d’Etat ou Banque, l’étude établit que 10 à 20 % des chefs d’entreprises les choisissent ou les choisiront pour les accompagner à l’étranger. Les facteurs qui freinent les PME à partir à l’international sont : - Le manque de moyens financiers, - Les lourdeurs administratives. L’article note que l’intelligence économique et stratégique est une composante essentielle de la compétitivité des PME et une condition pour un déploiement à l’international robuste. Cependant, l’intégration de l’IES dans les PME n’est pas pour tout de suite. Ne serait-il pas plus efficace d’accompagner à l’international les PME qui intègrent l’IES ? Il serait préférable de lancer une campagne d’accompagnement ciblé pour les PME intégrant l’IES afin d’obtenir un fort taux de succès d’implantation de PME françaises à l’international. Dans cette situation, il ne s’agit pas de faire du quantitatif mais du qualitatif. L’Etat doit avant tout investir dans l’évangélisation des PME à l’IES pour ensuite, articuler des politiques d’innovations, d’internationalisation et de formation. Renaud Favier rappelle que le marché français a une faible croissance par conséquent, la conquête de client à l’international est indispensable. Alain Juillet l’a très bien évoqué dans son interview pour IE Love PME quand il rappelle la nécessite de porter l’affrontement en dehors du territoire national pour gagner des parts de marché. Les dirigeants de PME-PMI / TPE doivent adopter une posture offensive. Un accord cadre a été signé le 23 avril 2008 entre l’ACFCI, la DGTPE, UBIFRANCE et l’UCCIFE pour coordonner les actions dans le but d’atteindre les objectifs d’Export 2.0. C’est une belle initiative mais dans les faits, il existe une concurrence vive entre les différents acteurs publics ou parapublics de l’accompagnement des entreprises à l’international. UBIFRANCE souhaite déstabiliser l’UCCIFE pour prendre sa place ce qui nuit à la collaboration et à l’efficacité du plan Export 2.0. De même, le gouvernement a instauré une culture du résultat et aujourd’hui UBIFRANCE pour tenir ses objectifs propose aux CCI n’importe quel dossier même ceux entreprises en situation financière précaire. Ce n’est pas avec de telles pratiques que l’on pourra favoriser l’établissement de PME française à l’international et leur mutation en entreprise de taille intermédiaire. Source : Les cahiers de la compétitivité du 17 décembre 2008, Les chefs d’entreprise jugent les organismes d’accompagnement, Laure Japiot |