Le rendez-vous des PME et de l'Intelligence Economique

l'AQA alliée stratégique des PME Québécoises de l'aérospatiale PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bertrand Terreux   
Lundi, 22 Juin 2009 12:17

Tags: AQA | CAMAQ | PME | PME Québécoise | Salon du Bourget

L'AQA alliée stratégique des PME Québécoises de l'aérospatiale

Rencontre avec Jacques SAADA, Président Directeur Général de l’Association Québécoise de l’Aérospatiale (AQA) au salon du Bourget.

Bertrand TERREUX : Quel est le rôle de l’Association Québécoise de l’Aérospatiale ?

Jacques SAADA : Notre mandat est de représenter les PME aérospatiales du Québec et de promouvoir le développement des affaires.

Pour cela dans le cadre de la nouvelle réglementation nous les accompagnons dans la formulation de leur relation avec les donneurs d’ordres. Nous les aidons  à pénétrer les marchés étrangers et nous favorisons leurs entrées dans les processus d’innovations.

L’objectif de l’AQA est de réunir les PME pour les aider à monter des projets qu’elles ne pourraient pas réalisé seule.

BT : Quels sont les apports concrets de l’AQA ?

SD : Nous avons une batterie de produits. Cela passe par des ateliers sur l’usinage des matériaux composites, jusqu’à l’organisation d’une mission au Brésil pour aller rencontrer les donneurs d’ordres locaux, louer des salons comme au Bourget pour permettre la mise en avant de leurs produits, organiser les réseaux et les maillages, accueillir des missions.

BT : Aidez-vous les PME aérospatiale à faire de la coopétition ?

SD : C’est inévitable car le monde de l’aéronautique est restreint. Cependant, nous avons un avantage au Québec qui est la diversité des PME c'est-à-dire la complémentarité. Par conséquent, c’est plus facile de trouver des entreprises qui vont être partenaires.

Nous avons un grand défi qui n’est pas propre au Québec, c’est le fait que pour devenir de plus en plus important sur le marché de l’aérospatiale, il y a deux choix :

-          La solution verticale, autrement dit, intégration qui demande beaucoup d’investissement, des partenariats occasionnels mais beaucoup plus structurés pour être présent dans la chaîne d’approvisionnement. Cette démarche là est importante car les donneurs d’ordres veulent faire affaire avec un nombre restreint de PME de premier rang ;
-          L’autre solution est horizontale, c'est-à-dire aller se placer auprès d’entreprises qui vont devenir des sous-traitants de premier ordre.

Ainsi, cela amène à la création de partenariats sur le court, moyen ou long terme et de structures sur le plan local et interne.

BT : Quels sont les instruments d’appuis aux PME dont dispose l’AQA ?

SD : Nous réalisons des travaux « d’intelligence » selon la définition Anglo-Saxonne du terme. Nous avons des détails sur chaque entreprise genre d’équipements, type de main d’œuvre etc. Nous proposons des formations aux personnels des PME réunies au sein de l’AQA.

BT : Quels types de formations proposent l’AQA ?

SD : Il existe une multitude de formations concernant l’accès aux financements, les nouvelles technologies, l’avion vert. Nous sommes en relation avec le Comité sectoriel de Main d’œuvre en Aérospatiale Québécois (CAMAQ) dont le métier est l’adéquation de la formation en fonction des besoins de l’entreprise.

Nous avons du personnel bien formé avec un degré de performance extrêmement remarquable. La CAMAQ construit un plan de formation en collaboration avec l’entreprise par conséquent, la PME dispose d’employés formés aux besoins réels du milieu donc opérationnels. C’est l’une des forces de l’attractivité du Québec.

BT : Quelles sont les opportunités pour les entreprises aérospatiales françaises ?

SD : Il y a un besoin d’ingénierie énorme qui n’est pas lié à la crise économique mais à une vision sur le long terme car on ne développe pas un produit en l’espace de trois mois.

Si vous recherchez un partenariat fiable sur le plan de la production, de l’éthique et de la loyauté des échanges, les entreprises françaises sont les bienvenues. Nous les aidons à pénétrer le marché Américain et elles nous aident à pénétrer le marché européen.

Nous avons une culture de l’aérospatiale, un réseau de 230 pme et quatre donneurs d’ordres. Une avons une relation étroite avec les universités, les centres de recherche c’est pour ça que le Québec est le numéro trois mondiale de l’aérospatiale.

Nous avons réussi à imbriquer une relation entre la formation, la recherche, les donneurs d’ordres, la production et les PME.

BT : Quel est votre vision du monde de l’aérospatial dans le futur ?

SD : Nous sommes conscients que les concurrences deviennent de plus en plus larges. Le rôle des pays émergents n’est pas à sous estimer et donc si nous voulons maintenir notre statut actuel et  nous étendre. Nous devons atteindre plusieurs :

-          Trouver les bons partenaires pour grandir ensemble ;
-          Avoir les investissements nécessaires en recherche & développement et dans l’innovation.

  

 

 
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