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Tags: Environnement SA | Normes | Opportunité marché | Réglementation | Savoir faire | Sous-traitance | Stratégie internationale 70 % du chiffre d'affaires à l'export grâce au savoir faire
Environnement SA a 32 ans. Elle emploie 240 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 44 millions d’euros dont 70 % réalisé à l’export. L’entreprise est présente dans 65 pays comme la Chine, l’Inde, l'Arabie Saoudite, l’Allemagne, les Etats-Unis ...
Environnement SA fournit aux acteurs publics et privés les outils nécessaires pour évaluer et mesurer l’impact des activités humaines sur les écosystèmes.
Cette entreprise a su monter en puissance via l’acquisition d’entités disposant de savoir-faire complémentaires.
Bertrand Terreux: Comment est configuré votre service R&D ?
Jean-Luc Mineau: Si une de nos implantations à besoin de résoudre un problème technique nous disposons de 25 personnes mobiles à travers le monde qui peuvent intervenir.
Le service R&D anticipe les normes, c’est essentiel car principaux clients (US, UE, Corée, Japon) l’exigent pour tous les produits. C’est une contrainte mais aussi une opportunité de conquête de parts de marché en étant les premiers à répondre aux nouvelles normes.
Nous contribuons à l’élaboration de nouvelles normes aux niveau de l’Union Européenne et nous tentons d’attirer l’attention sur ce qui peut être réellement mis en pratique.
Le service R&D suit, participe à des réunions au niveau européen tous les 3 à 6 mois afin de toujours être en phase avec les attentes du législateur.
C’est un coût et c’est très chronophage pour une PME.
BT: Pourquoi vous êtes vous internationalisés ?
JLM: Tout simplement pour suivre les évolutions réglementaires à travers le monde. Nous avons développé en France notre marche sur la surveillance de la qualité de l’air et le marché de l’instrumentation pour les émissions industrielles. Nous avons décidé d’exporter notre savoir-faire dans un premier temps en Europe et dans un deuxième temps dans le reste du monde.
BT: Quels ont été les différentes phases de votre internationalisation ?
JLM: La construction dans un premier temps d’un réseau de distribution solide à travers le monde, puis la création de la filiales sur des marchés porteurs avec des équipes pluridisciplinaires compétentes.
Aujourd’hui, l’export représente 70 % de notre chiffre d’affaires. Nous avons des filiales aux USA, en Inde, en Allemagne, en Italie, en chine ... et nous disposons de 65 distributeurs à travers le monde.
Nous avons des spécificités en fonction des continents par exemple, en Asie, nous sommes présents sur la qualité de l’air et aux USA sur l’émission industrielle. Nos filiales nous permettent d’attaquer de nouveaux marchés et d’adapter les normes du pays à nos produits afin de respecter la réglementation. C’est vrai pour l’Union Européenne, l’Asie, les USA, un peu moins pour la Chine.
BT: Avez-vous mis en place un système de veille ?
JLM: La veille est assurée par tous les responsable de la société. Nous captons les informations terrains de nos commerciaux et technico commerciaux afin de les analyser lors de nos réunions stratégiques.
Lorsqu’il y a une alerte, nous prenons le temps d’analyser afin d’écarter la menace ou de profiter de l’opportunité.
Vous travaillez avec des sous-traitants comment les sélectionnez-vous ?
Nous sous-traitons 5 % de notre production dans le domaine électronique. Nous avons un service achats très performant.
Ce n’est pas simple même avec cette compétence car pour bien sous-traiter, il faut un dossier technique ou de fabrication extrêmement précis pour écarter tous risques.
Il y a toujours un processus de validation. La première fois, nous n’engageons jamais une grosse fabrication. Nous avons une phase essai suivie d’ajustement éventuel.
BT: Quelle est votre stratégie de propriété industrielle ?
JLM: Nous déposons peu de brevet car une stratégie de propriété industrielle coûte chère ! De plus, nous avons en continu une démarche d’amélioration du produit afin de répondre à la demande client et d’être en avance sur le marché.
C’est un marché en perpétuelle évolution où l’aspect technologique,marché, client et réglementaire érige des barrières à l’entrée.
BT: Quelle a été votre dernière acquisition ?
JLM: Dernièrement, nous avons acquis la société ISEO qui est spécialisée dans l’ingénierie de données environnementales.
C’était une société bien implantée dans le domaine de la supervision de réseau se surveillance de la qualité de l’air. Son savoir-faire et son activité venaient compléter le développement d’Environnement SA.
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