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Tags: B-process | Bred | Brevet | certification | Dématérialisation | international | recherche et développement | Saint-Gobain | Total B processe leader français de la dématérialisation
B-Process a profité de l’adoption d’une directive européenne pour s’introduire sur le marché de la dématérialisation fiscale.
La plateforme mise au point est certifiée et présente dans 18 pays. Elle compte 2050 références et 53600 fournisseurs et acheteurs interconnectés.
L’entreprise emploie 90 personnes dont 50 personnes en France, 20 personnes à l’Île Maurice et 20 en Bulgarie. Elle a réalisé 8 millions d’euros de chiffres soit 30 % d’augmentation par rapport à 2008.
Bertrand Terreux: Quel est le rôle de la Bred dans le capital de B-process ?
Avec 65 % du capital, la Bred est un actionnaire important qui a deux rôles:
Pourvoyeur de fonds dans la phase initiale parce que l’activité a été longue à rentabiliser. Rassurer les clients dans les phases ou l’activité était déficitaire. L’apport de la Bred a été important pour nous différencier des concurrents et assurer à la société une pérennité.
Alexis Renard: Comment la Bred s’est intéressée à une PME comme B-process ?
La Bred a été intéressée car derrière la facture il y a du paiement, du reverse factoring c’est à dire, des services complémentaires qui sont liés au monde bancaire.
L’objectif était d’anticiper une éventuelle convergence de solutions et être déjà positionné sur le marché. Elle souhaitait comprendre le marché et motivait sa position par une réelle volonté industrielle. D’ailleurs, le montant n’était pas fondamental pour la Bred car ce n’est que 15 millions d’euros investis.
Cette opération permettait à la Bred de détenir une PME avec une technologie de rupture et de rester à l’écoute d’un marché qui peut devenir important.
BT: Est ce que la présence de la Bred dans votre capital représente un handicap pour le management ?
AR: Pas du tout, la Bred reste discrète et nous accompagne dans le développement de l’entreprise. Le nom de la Bred permet de garantir la pérennité sur un secteur ou c’est un critère de choix pour les clients. Nous sommes une société indépendante, nous n’avons pas de compte à leur rendre au niveau du management.
Cependant, l’impact de la Bred tend à diminuer car la problématique de pérennité ne se pose plus, le marché est plus mature et on dispose d’une visibilité des process sur ce marché.
BT: Le nom de la Bred vous a t-il aidé à gagner des marchés à l’international ?
AR: La Bred est une banque française qui est spécialisée sur la région parisienne et les Dom-Tom. La Bred est peu présente à l’étranger.
Nos atouts sont plus liés à nos technologies, à nos références comme American express pour qui nous émettons toutes les factures en l’Europe.
BT: Comment êtes vous allés démarcher les grands comptes ?
AR: Le marché est pour l’instant en Europe car il y a un cadre de loi commun. Il existe une directive qui régit ce marché.
En Europe, il existe quatre acteurs significatifs (Certipost, Edicom, OB10 et b-process) gèrent un volume de factures très élevé.
Dans la dématérialisation, c’est très difficile pour la clientèle de changer de prestataire. Il existe une prime à celui qui va le plus vite.
Une fois que le marché est conquis, c’est quasiment impossible de reprendre des parts de marché. En ce qui me concerne, ce serait absurde d’aller conquérir l’Angleterre car il y a OB10 qui détient l’ensemble des fournisseurs anglais et je ne serai pas crédible car leur réputation est forte et ils détiennent un réseau bien avancé.
La stratégie de B-process est opportuniste, elle suit ses grands clients à l’étranger. On part à l’étranger avec des clients français (Total, Saint-Gobain) et on leur propose les mêmes prestations dans d’autres pays que la France. Cela représente 80 % de notre activité à l’international.
BT: En quoi est-ce une opportunité de suivre des grands groupes à l’étranger ?
AR: Les grands groupes rationalisent leur processus comptable. Ils ont une organisation comptable souvent fournisseurs et souhaite la rationaliser en passant par des centres de services partagés.
Un grand groupe a souvent plusieurs filiales et en ce moment, il y a un phénomène très clair qui consiste à regrouper soit la RH ou la Comptabilité. Par conséquent, les process sont uniformisés et les frontières s’effacent.
BT: Quelle est votre stratégie en matière de propriété intellectuelle ?
AR: Nous avons une plateforme dont les codes sont déposés et le reste n’est pas breveté.
BT: Quelle est la part de la recherche et développement ?
AR: Elle représente 25 % du chiffre d’affaires. C’est énorme, c’est une orientation que nous avons prise il y a quatre à cinq ans. La dématérialisation était destinée à une clientèle de grosses entreprises. Aujourd’hui, nous avons développé des technologies qui permettent à des petits fournisseurs d’envoyer des factures dématérialisées à leurs clients grands comptes.
BT: Faîtes-vous de la vielle ?
AR: Nous faisons de la veille concurrentielle auprès de nos concurrents.
BT: Avez-vous envisagé la coopétition ?
AR: S’il y a coopétition, elle ne peut se faire qu’avec un concurrent étranger. Sur le marché, la concurrence est trop forte avec plusieurs acteurs et nous pensons qu’une concentration va s’effectuer. C’est un petit marché, un marché de niches et le marché a tendance à s’internationaliser ce qui pousse à investir.
BT: Comment s’effectue l’innovation ?
AR: B-process est une petite société, tout repose sur la rapidité et la capacité à avoir des idées.
Nous interviewons régulièrement nos grands comptes et ils viennent vers nous spontanément.
BT: Quelles sont vos certifications ?
AR: Nous avons deux certifications GS1 pour le respect de la conformité de la plate-forme et TAJ sur la conformité fiscale.
BT: Les PME font-elle de la dématérialisation de factures ?
AR: Le marché de la facture entrante ne concerne pas les PME, l’investissement est trop important pour une PME. C’est un marché à trois, la présence de la PME est très importante car c’est un marché essentiel. On retrouve la PME sur la partie émission de facture car le marché de la réception de facture n’est pas mature. Pour amener les PME à dématérialiser leurs factures on se sert de nos clients
Dématérialiser les factures est un effet de levier pour une PME qui souhaite remporter des marchés avec les grands groupes.
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