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Tags: PME | Praxair MRC | Sécurité physique Anticiper les problématiques de sécurité physique des entreprises
Début octobre, trois hommes équipés de pieds de biche se sont introduits dans la PME de 6 personnes, Castagnier-Perret à Savigneux, spécialisée dans la récupération des métaux auprès des industries et des particuliers. Une employée a été maîtrisée et les malfaiteurs se sont enfuis avec un butin de 7 000 euros. Le gérant de l’entreprise commente : « c'est la deuxième fois en six ans qu'on nous attaque. Il y a eu des violences même si les agresseurs ont dit à notre employée qu'ils ne voulaient pas lui faire de mal. Nous sommes obligés de mettre plus de sécurité. Désormais c'est un homme qui s'occupera du paiement de nos clients et dans un autre local ».1
Terminé les braquages de bureaux de postes, de supermarchés ou de banques trop risqués, les PME sont des cibles plus intéressantes car moins bien protégées et recèlent de nombreuses et diverses opportunités de faire du profit.
Le cours des métaux est en forte progression depuis quelques années, multiplié par 4 pour certain. Les vols de métaux sont devenus monnaie courante et sont, aujourd'hui, une activité rentable pour les organisations mafieuses. Elles ont mis en place une réelle organisation en filières pour remettre les métaux sur le marché industriel. Les voleurs ou pilleurs de chantiers motivés par la revente de quelques kilos de métaux ont laissé la place à de vraies bandes organisées qui repèrent leurs cibles pour des centaines de kilos de métaux et parce que ces entreprises permettent de maximiser le rapport risques/profits.
Fin octobre, 4 millions d'euros d'or et de métaux précieux sont dérobés dans la société Praxair MRC à Toulouse. Autres objectifs, autre registre : la piste du grand banditisme est privilégiée mais il n’en demeure pas moins que les conséquences psychologiques sur les employés sont les mêmes. Une dizaine d'entre eux ont été séquestrés pendant que les braqueurs mettaient la main sur plus de 300 kg de métaux (or, platine, iridium, cuivre, aluminium).
Alors, le vol dans les entreprises, comme on l’a vu, c’est l’œuvre du petit malfrat à la bande organisée, du vol de métaux au siphonage des réservoirs d’une société de transport, un acte pernicieux d’un employé ou encore l’éternel vol de données informatiques. Comment l’éviter et que faire quand on y est confronté ?
La PME doit anticiper en protégeant ses biens matériels et immatériels pour éviter une flambée de la prime d’assurance et la désorganisation temporaire de l’entreprise (matériel à commander, données perdues, …). Dans la mesure du possible, l’entreprise doit coopérer avec les services de l’état (alerter rapidement et ne toucher à rien sur les lieux). Les problématiques changent : les entreprises ne sont plus seulement confrontées aux vols entre deux heures et trois heures du matin : les employés sont directement concernés.
Outre, les répercutions et la nécessité de mettre en place des cellules de suivi psychologique pour soutenir les personnels confrontés à ces situations de stress, il ne faut pas oublier de bien expliciter les consignes pour parer à toutes éventualités et éviter ainsi des situations futiles d’héroïsme : procédures d’appel des services de l’état, respect des conditions du lieux et surtout ne pas résister afin de maximiser le recueil d’informations sur les agresseurs, …
La coopération passe par la communication : l’entreprise (ou groupement d’entreprises) doit avoir identifié un contact auprès de la police ou de la gendarmerie par exemple. Sans être des sociétés de gardiennage, ces services prévoient des schémas de rondes et savent repérer les activités suspectes.
La problématique de l’entreprise est de mettre en perspective le ratio « valeur marchande des produits » sur « l’investissement en sécurité » (société de gardiennage, vidéosurveillance, alarme, …). Il constitue le facteur de risques pour lequel un malfaiteur pourrait agir.
Il faut avoir à l’esprit que la sécurité à 100 % n’existe pas mais il s’agit de l’en dissuader : l’entreprise doit être en mesure de calculer la rentabilité économique d’un vol sur la résistance de la sécurité et le temps nécessaire pour l’accomplir (rendre son accès difficile et augmenter le temps pour s’enfuir).
Comment se protéger ? Tout d’abord avec des règles simples de prudence et de sécurité : règlement intérieur et focus sur la façon dont les employés doivent se comporter en dehors du lieu de travail, comme les commerciaux.
Il faut adopter une protection passive en adoptant une attitude permanente qui n’éveille pas les convoitises des voleurs (ne rien laisser dans l’habitacle de la voiture à la vue des passants comme un ordinateur portable ou obstruer les fenêtres car le contenu des locaux de votre entreprise ne doit pas être vu de l’extérieur) et une protection active consistant à équiper les locaux ou le matériel à protéger par un système de sécurité dans le but d’empêcher ou du moins, retarder le vol.
En conclusion, la protection de l’entreprise doit toujours être adaptée à la situation sans trop en faire, ni trop peu !
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virus espion bot et autre représentent le plus gros risque. Souvent les PME n'en n'ont pas conscience avant qu'il soit trop tard