L’intelligence économique sera-t-elle un nouveau service des «Big Four» pour les PME ?
En plus des entreprises du CAC 40 qui vont renouveler leur mandats de commissariat aux comptes, les cabinets d’audit aimeraient se tourner d’avantage vers les PME-PMI / ETI et les territoires.
Sur le marché des grandes entreprises la concurrence devient de plus en plus vive et les ristournes atteignent entre 5 % et 15 % !
Par conséquent, les «Big Four» cherchent de nouveaux revenus pour compenser cette perte de chiffre d’affaires en proposant du conseil en management, organisation et stratégie.
Aujourd’hui, les cabinets d’audit ouvrent des bureaux en province et en rachètent d’autres afin d’être au plus prés des PME-PMI / ETI et renforcer leur maillage territoriale.
Leur cible: Les PME qui exportent et innovent car il existe un réel potentiel. Il suffit de comparer avec les entreprises allemandes.
Ali Laïdi journaliste et présentateur de l'émission intelligence économique sur France 24 a traité le sujet de l'entreprise PLYSOROL ancien leader européen du contreplaqué. Aujourd'hui, cette entreprise a perdu sa place de numéro un en Europe et ne compte plus que 250 salariés sur 490 auparavant.
A l’exception d’un investisseur chinois personne ne s'est inquiété des actifs stratégiques dont disposés PLYSOROL.
Il s'agit de 600 000 hectares de bois rare détenus au Gabon ce qui représente 10 fois la superficie de Paris.
Grâce à une stratégie de contournement, l'investisseur chinois souhaitait récupérer les actifs stratégiques en démembrant PLYSOROL. En aucun cas il était intéressé par l’outil industriel.
Malgré les nombreux courrier envoyés aux pouvoirs publics l'Etat ne s’est pas inquiété et n'a pas détecté la stratégie menée par l'investisseur chinois. Pire encore, les alertes sur le territoire n'ont pas fonctionné et ont engendré cette situation désastreuse pour l'entreprise, les salariés et la région.
L'Etat n'est pas le seul fautif. Les régions ont aussi leur part de responsabilité. La mésaventure de PLYSOROL devrait nous pousser à repenser les dispositifs actuels et à renforcer l’accompagnement des PME-PMI / ETI dans les territoires.
Comme le souligne notre confrère Belge de Brainsfeed, ce cas montre les failles de l’intelligence territoriale en France. Tout reste à faire !
Stratégie de communication au travers d'Internet - L'E-communication des PME
Souvent considéré comme « la danseuse » de l’entrepreneur d’après le terme consacré, la communication est généralement le poste comptable abandonné en temps de crise économique. Cependant, un récent sondage de l’UDA (Union Des Annonceurs) a montré que même si 60% des sociétés membres ont réduit leurs dépenses en communication en 2009 à cause de la crise économique, la plupart abandonnent en réalité des postes comme l’achat d’espace en presse écrite, TV, Radio, Panneaux, c’est pour se tourner vers un média plus accessible pour communiquer : Internet. Certaines PME l’ont bien compris et en tirent aujourd’hui tous les bénéfices. Alors, pourquoi pas la votre ?
Les stratégies d’e-Communication
Durement touché par la crise financière de 2008, beaucoup de secteurs économiques sont en déclin aussi bien sur le plan économique que social. Ce regard porté par les entrepreneurs de chaque secteur ne les incite pas à développer des budgets de communication voir tout simplement à en créer. Achat d’espace publicitaire, évènementiel, street marketing, marketing direct etc. Les moyens de communication proposés aux entreprises sont multiples, cependant ils ont un coût que toutes ne peuvent s’offrir.
Cependant, pour les PME travaillant en B to C et ayant fait le choix de mettre en place une communication peu onéreuse, on peut remarquer qu’elles en tirent aujourd’hui tous les bénéfices.
Depuis trois ans, que j’écris sur les petites et moyennes entreprises et que j’interviewe leurs dirigeants, j’ai le sentiment que rien n’a changé et que rien ne risque de changer. Ma conclusion a été renforcée en parcourant Le Monde 2 du 30 octobre 2010 notamment en lisant l’interview d’Arianna Huffington qui publie Third World America. Elle explique les désillusions des classes moyennes suite à l’élection de Barack Obama et le manque d’audace des politiques quant à la répartition des financements à travers le plan de relance de 787 milliards de dollars.
Une fois de plus, c’est la vision à court terme qui a eu raison de l’ambition du plan de relance. Une vision à court terme qui est due aux chamailleries partisanes, lobbies, démagogie électoraliste.
En France, nous pouvons encore renverser la tendance mais il faut que nos politiques qui disposent d’une vision et de stratégies à long terme focalisé sur les territoires.
Lancement du club IES Intelligence Economique et Stratégique
Dans le cadre de son plan d'action régional IES PME, la CGPME IDF crée le club IES PME, Intelligence Economique et Stratégique pour les dirigeants de PME conscients de la nécessité de s'adapter en permanence à un environnement concurrentiel exacerbé.
Ce club se veut être un lieu d'échanges et de partages des bonnes pratiques entre dirigeants, et de témoignages d'experts pour vous aider dans l'orientation de votre stratégie et le pilotage de vos actions.
Les membres se réuniront toutes les 5 à 6 semaines de 18h30 à 20h30 au 19, rue de l'Amiral d'Estaing 75116 Paris sous la forme de conférences débats suivies d'un cocktail.
Jeudi 14 octobre, le thème abordé sera l'intelligence économique comme outil d'aide à la décision présenté par Christian Coutenceau, auteur de la méthode MADIE (mention spéciale pour le prix de l'IE 2008) et président du groupe Technologies Avancées de l'association HEC.
Elle est animée par Bertrand Terreux co-fondateur d'IE Love PME.
Grâce au partenariat entre IE Love PME et WebInfoTV c'est 40 000 personnes uniques qui sont touchées à chaque JT.
Ce lien renforce l'objectif d'IE Love PME de sensibiliser les territoires, les PME et les TPE à l'intelligence économique suite à l’enquête des pratiques de veille et d’intelligence économique des entreprises bretonnes parue en janvier 2010.
L’intelligence des ressources humaines : une protection contre la concurrence déloyale ?
Les PME sont des cibles faciles en matière de ressources humaines. Souvent des talents sont employés sur des projets mais la PME n’a pas la voilure nécessaire pour les retenir. Les salariés sont débauchés par des structures plus grandes et concurrentes. De plus en plus de cas d’entreprises sortent de l’ombre à ce sujet, mais peu finissent bien pour les PME ! C’est une pratique contre laquelle il faut se protéger.
Tout comme un rachat ou une offre publique d’achat peut être hostile, les ressources humaines peuvent déployer des outils qualifiables d’agressifs. Cette notion de recrutement hostile se résume à l’intention de nuire de ses concurrents. Evidemment, cette manœuvre est un casus belli entre les concurrents et les relations entre les deux structures en seraient entachées. Toutefois, dans certains secteurs, les entreprises concurrentes (sur les profils et non pas en termes de produits ou services) se mettent d’accord pour un statu quo afin de ne pas avoir à recourir à ces manœuvres. Cette vision est valable dans les secteurs où le nombre d’entreprises est restreint pour éviter un pillage réciproque des ressources.
Et là où un besoin interne en ressources humaines justifient le processus dans le cas d’un recrutement hostile, l’objectif est la récupération d’informations ou plus simplement empêcher un concurrent l’accès à cette ressource humaine.
Le développement de nos entreprises ne peut passer que par l’innovation, l’international et l’apport de l’intelligence économique dans la connaissance des environnements concurrentiels en perpétuel mouvement.
L’objet de ce colloque à l’attention des PME est de favoriser un regard croisé entre dirigeants et experts et de tenter d’apporter des réponses sur ces thématiques :
Comment maintenir mon entreprise en posture d’innovation permanente ?
Comment mieux réussir à l’export et réduire les risques ?
Comment optimiser et sécuriser les ressources que j’engage pour réussir une stratégie d’innovation ou d’internationalisation ?
Les tables rondes, animées par des journalistes de La Tribune, du MOCI et de France 24, seront composés de dirigeants de PME, d’experts en gestion de l’innovation et en intelligence économique qui apporteront des éclairages et témoignages opérationnels.
Le colloque sera suivi à partir de 18h30 d’un cocktail où les dirigeants, tous membres du groupe Technologies Avancées et co-auteurs du "Guide Pratique de l'Intelligence Economique" et de la méthode MADIE dédicaceront leur ouvrage.
Christian Coutenceau Bertrand Terreux Président du Groupe Technologies Avancées HEC Président d’IE Love PME
Comment la Chine utilise un projet industriel en France pour récupérer une concession de 600 000 hectares de matière première d’une PME ?
Il est temps d’identifier que le rachat de nos PME par des concurrents étrangers sont régulièrement des stratégie de contournement afin de récupérer des technologies, des savoir-faire ou des concessions.
Les techniques et les stratégies déployées par des acheteurs peu scrupuleux n’éveillent pas forcement de soupçon de la part de nos politiques. Pourtant il existe des outils et des moyens humains pour alerter et assister à la prise de décision.
Pourtant au nom de l’intérêt général et d’autres considérations, notre pays se vide de ses industries et prends du retard dans la compétition mondiale.
De plus, se laissé aller, entraine une désindustrialisation de la France à laquelle le gouvernement souhaite mettre fin mais comment ?
L’affaire Michelin fera-t-elle jurisprudence en matiére d'espionnage industrielle ?
L’ex-ingénieur Michelin, qui avait tenté de vendre à la concurrence des secrets d’affaires stratégiques qu’il s’était approprié au sein de la Manufacture de pneumatiques, comparaissait devant le Tribunal Correctionnel de Clermont-Ferrand, le 3 mai 2010.
Le prévenu était renvoyé en correctionnelle aux termes de l’ordonnance pour :
« Livraison à une entreprise étrangère de renseignements dont l’exploitation et la divulgation sont de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » (art. 411-6 du Code Pénal), qui se traduit par le fait de recueillir et de collecter en vue de livrer ou de rendre accessible à une puissance étrangère, à une entreprise ou à une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, données informatisées ou fichiers dont l’exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et qui est puni de 15 ans de détention criminelle et de 225.000 euros d’amende, au plus.