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Tags: Norme ISO | REACH | Recherche partenariale Se positionner sur les normes pour répondre aux nouveaux marchés Christol est une ancienne filiale de Shell. Avant son arrêt, elle produisait des lubrifiants industriels. En 1997, l’usine de Niort a été fermée compte tenue de son emplacement dans le centre ville. En janvier 1997, Hervé Grignou présentait un business plan à Shell pour reprendre l’activité «graisse» sous le nom de Christol Grease à Niort dans une usine située en périphérie. En 2000 Mr Grignou a souhaité acheter Christol Grease avec l’aide d’industriels locaux. Shell, ne voulait pas vendre car la société était très rentable. Cependant, en 2003, Shell a décidé de se recentrer sur son métier d’origine «l’exploration». En 2006, c’est une société Suédoise Axel Christiernsson du même secteur que Chistol grease qui en a fait l’acquisition. La société était devenue trop chère pour tenter de nouveau de l’acheter.
En 2009, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 10 000 000 euros et une progression de 10 % sur le marché. Nous dégageons un résultats à deux chiffres. Aujourd’hui, la société emploie 31 personnes. Bertrand Terreux : Quelle est votre part de marché ? Hervé Grignou : Nous avons entre 20 et 25 % du marché français en sous - traitance et notre marque n’est pas connue Si nous prenons au niveau groupe, la production s'élève à 25 000 tonnes. BT : Comment avez-vous assuré un niveau de rentabilité constant ? HG : Nous avons très vite fait le choix de mettre en place une stratégie de normalisation. En 2000, nous étions les troisièmes dans les Deux-Sèvres à posséder la norme ISO 14001. Nous étions devant Renault qui n’avait pas encore pris la décision d'accéder à cette norme. Grâce à notre stratégie de normalisation ISO 14001 et 9001, nous avons pu gagner des parts de marché et nous différencier de nos concurrents. En 1997, suite à un retour client, nous avons identifié un marché concernant les lubrifiants pour les machines dans l’alimentaire. Nous avons donc effectué un effort de R&D afin de développer une gamme de graisses à base de matieres premieres sous forme pharmaceutique. BT : Comment faites-vous quand il n’y a pas de norme ? HG : En ce qui concerne la graisse alimentaire, il n'existait pas de norme. Nous avons ouvert notre champs de recherches sur la normalisation internationale. Pour commencer à élaborer le produit nous avons appliqué les préconisations de la «Food and Drug Administration» (FDA). En 2002, à Vienne, le ELGI qui regroupe des chercheurs, des fournisseurs a mis en place un groupe de travail pour créer une morme. Pour que ce groupe de travail soit lancé, il devait y avoir 6 pays et 2 représentants par pays.Nous avons participé à ce groupe de travail international. En 2008, une norme a été édictée pour les lubrifiants de l’agroalimentaire. Nous avons été la 1ère société en Europe, homologuée ISO 21469 et maintenant il y en 6 dans le monde. BT : Comment s’effectue la Recherche & Développement ? HG : La R&D, c’est 4 personnes dans notre laboratoire de Niort et 8 personnes à la maison mère, en Suède. Nous optons pour de la recherche appliquée et de la recherche partenariale avec par exemple le laboratiore VALAGRO de Poitiers. Nous avons déposé un brevet en 2006. BT : Par quel moyen avez-vous obtenu un marché en Chine ? HG : Nous avons reçu une délégation chinoise sur le site de Niort. Les Chinois ne disposent pas de site certifié ce qui les rend dépendants. Nous avons donc fabriqué des produits pour un distributeur chinois. Notre graisse est vendue en Chine sous une appellation chinoise. BT : Quel est votre sentiment sur la situation des PME-PMI face à l’amendement REACH ? HG : Aujourd’hui, presque tous les fournisseurs sont pré-enregistrés. Cependant, les fournisseurs commencent à supporter le coût des enregistrements et donc, certains vont surement arrêtés des produits. Si les PME-PMI ne se préparent pas à cette éventualité de disparition de matières premières, nous allons assister à un recul et à la disparition des entreprises françaises au profit de concurrents pro-actifs et innovants.
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