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Écrit par Bertrand Terreux
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Jeudi, 27 Mai 2010 14:53 |
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Tags: Chine | Contournement | Contreplaqué | fsi | Honest Timber | Plysorol | Shandong Longsheng Comment la Chine utilise un projet industriel en France pour récupérer une concession de 600 000 hectares de matière première d’une PME ?
Il est temps d’identifier que le rachat de nos PME par des concurrents étrangers sont régulièrement des stratégie de contournement afin de récupérer des technologies, des savoir-faire ou des concessions.
Les techniques et les stratégies déployées par des acheteurs peu scrupuleux n’éveillent pas forcement de soupçon de la part de nos politiques. Pourtant il existe des outils et des moyens humains pour alerter et assister à la prise de décision.
Pourtant au nom de l’intérêt général et d’autres considérations, notre pays se vide de ses industries et prends du retard dans la compétition mondiale.
De plus, se laissé aller, entraine une désindustrialisation de la France à laquelle le gouvernement souhaite mettre fin mais comment ?
Le cas Plysorol en est un parfait exemple. Derrière un projet industriel en France, la Chine souhaitait récupérer la concession de bois. Cette PME française détient une concession de 600 000 hectares d’un bois rare au Gabon qui lui permettait d’être pour encore de nombreuses années le leader européen du contreplaqué.
Malgré ce positionnement stratégique, le tribunal de commerce de Lisieux a donné raison au tandem de repreneurs chinois Honest Timber et Shandong Longsheng. D’après une source proche du dossier, ce rachat a été traité en direct au ministère de l’industrie.
Pourquoi ne pas avoir fait intervenir le Fonds d’Investissement Stratégique (FSI) pourtant censé prendre des participations dans des entreprises françaises à fort potentiel ? Peut être que le FSI n’a toujours pas de doctrine et qu’il sert de pompier sur des dossiers qui mobilisent l’opinion publique ?
Les acquéreurs chinois de Plyrosol avaient pour objectif de récupérer la concession de 600 000 hectares par une stratégie de contournement en portant un projet industriel. Heureusement, les administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Lisieux ont menacé d’intenter une action en nullité si les repreneurs chinois scindaient l’entreprise en deux.
La concession au Gabon continue d’être exploitée et le bois utilisé mais pas dans l’usine Plysorol.
En 2009, le repreneur Libanais prévoyait de garder l’ensemble des salariés. Aujourd’hui, vu la situation financière de l’entreprise, celui-ci estime ne pouvoir garder que 260 employés sur 460. Comment en temps de crise les pouvoirs publics malgré la présence d’administrateurs judiciaires, peuvent-ils laisser une entreprise péricliter à ce point ?
De plus, un quotidien chinois lance une attaque informationnelle en direction des investisseurs et des entrepreneurs chinois et les met en garde contre un investissement en France.
Comment va évoluer ce dossier ? Ne pouvons-nous pas montrer que nous sommes capables de développer des stratégies pour sauver notre patrimoine face à des tactiques de contournement ?
Sources:
http://gaboneco.com/show_article.php?IDActu=17689
http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-un-arriere-gout-de-chinafrique-pour-les-employes-de-plysorol-14249.asp?1=1 |