Le Service de Coordination à l’Intelligence Economique (SCIE), rattaché aux ministères de l’Economie et du Budget, vient de réaliser un guide très concret de 50 pages sur les bonnes pratiques en matière d’intelligence économique.

Ce guide est organisé en fiches, ce qui le rend digeste et assez rapide à parcourir. Mais il est également très concret, puisqu’il prend des exemples d’entreprises et des mises en situation, qui permettent à ses utilisateurs de se mettre dans la peau du personnage.

Les rubriques de ce guide, majoritairement orienté gestion de l’information, sont :

  • Intégrer une démarche d’intelligence économique dans la politique de l’entreprise : pourquoi l’IE, et comment organiser la mise en place de l’IE
  • Intelligence économique et enjeux stratégiques : comment identifier les enjeux de l’information et les besoins de l’entreprise comment orienter la collecte d’info et la diffuser
  • Maîtrise de l’information : comment collecter l’information, l’exploiter et la capitaliser
  • Valorisation de l’information : au sein et à l’extérieur de l’entreprise
  • Protection de l’entreprise : sensibiliser le personnel, formaliser des règles, mettre en place la sécurité des systèmes d’information, protéger l’image de l’entreprise et préparer la gestion de crises
  • Cadre juridique de l’intelligence économique : de la collecte et de la diffusion de l’info
  • Les structures d’appui des entreprises dans leur démarche d’IE : le dispositif public, et les autres aides à destination de l’entreprise

Chaque fiche présente les enjeux du thème et les moyens pratiques pour améliorer la vie de l’entreprise.

Nous regrettons cependant de ne pas voir apparaître davantage les thèmes offensifs de l’IE : comment l’IE permet de gagner des marchés, comment contrer une attaque de la concurrence, ou d’éléments souhaitant déstabiliser l’entreprise, comme des ONG ou autres associations. Une fiche « comment identifier les menaces pour l’entreprise et savoir nommer ses adversaires » serait un bon complément au guide, n’oublions pas que l’économie est plus un champ de bataille qu’un terrain de jeu.