| Espionnage industriel : de la fiction à la réalité (la suite) |
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| Écrit par Bertrand Terreux |
| Vendredi, 15 Février 2008 00:00 |
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Après le pillage d’informations via des solutions technologiques, il ne faut pas oublier que les moyens humains restent une méthode de renseignement. C’est pourquoi, l’intelligence économique, dans son volet « protection de l’information stratégique », se doit de mettre en place des réflexes de bon sens contre ces attaques. Les situations les plus communes sont décrites ci-dessous : · Le stagiaire qui peut photographier ce qui lui semble intéressant dans l’entreprise (exemple : une molécule de médicament laissé sur le tableau d’une salle de réunion.) ou qui peut arriver plus tôt au travail et copier les fichiers du réseau. En témoigne l’affaire du stagiaire de Schneider Electric à Grenoble en 2005. Il peut aussi photocopier les documents confidentiels. D’une manière involontaire, certains stagiaires étant à la recherche d’un emploi n’ont pas hésité à communiquer sur le travail effectué durant leur stage, sans savoir qu’ils avaient été convoqués uniquement dans le but de les faire parler…sans promesses d’emploi à la clef ! · Lors de délocalisation, certains intermédiaires n’hésitent pas à revendre des échantillons pour des concurrents (affaire des laboratoires du pôle végétal spécialisé d’Angers). · Les faux sondages auprès des secrétaires des patrons permettent de connaitre leur emploi du temps, les hôtels restaurants qu’ils fréquentent, leurs récents déplacements. Et donc d’en déduire les affaires stratégiques qu’ils sont entrain de traiter…Le principe est simple, c’est une attaque indirecte… On ne cible pas le patron mais sa secrétaire ! Elle est la personne la mieux renseignée mais la moins sollicitée (en apparence)… · Se faire passer pour un faux client de manière à connaitre les conditions tarifaires de son concurrent est aussi un moyen de renseignement humain… · Enfin, il reste tous les documents que l’on laisse trainer sur le réseau et qui paraissent inatteignables… Alors qu’avec deux outils informatiques un peu pointus, ils sont facilement récupérables.
Les états s’y mettent… Robert GATES, ancien directeur de la CIA, a déclaré publiquement que 60% des moyens étaient utilisé à des fins économiques et qu’ils avaient espionnés Airbus… Il est temps de réagir, de comprendre que certaines entreprises mal intentionnées sont capables de franchir la ligne rouge, qu’elles embauchent des cabinets aux pratiques douteuses, qu’elles sont prêtent à tout pour conquérir de nouveaux marchés, que parfois leurs états les aident… Sans devenir paranoïaque, il peut être bon de se renseigner un minimum sur son potentiel nouveau client, de verrouiller l’information au niveau du stagiaire ou bien de le mettre en garde contre certaines méthodes, de prévenir sa secrétaire qu’elle ne doit en aucun cas communiqué des informations…Même si les questions paraissent innocentes au premier abord… |