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ETI, cette France industrielle qui réussit dans l’ombre des sociétés du CAC 40 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Bertrand Terreux   
Mercredi, 02 Novembre 2011 08:44

Tags: Capital | eti | innovation | international | PME | Ressource Humaine

ETI, cette France industrielle qui réussit dans l’ombre des sociétés du CAC 40

La crise aura obligé les banquiers à se recentrer sur leur métier d’origine qui est la collecte et le financement de l’économie.

Cependant, les normes bancaires internationales comme Bâle remettent en question leur rôle dans la transformation des dépôts courts collectés en prêts longs octroyés à leurs clients.

Comment faire lorsque l’économie européenne est financée à 3/4 par des banques et non par le marché comme aux Etats-Unis ?

C’est un enjeu de taille surtout que nos territoires comptent de nombreuses petites et moyennes entreprises voire des très petites entreprises qui ne disposent pas suffisamment de fonds propres pour financer leur activité, innover et investir.

La solution est-elle de se concentrer uniquement sur les entreprises de tailles intermédiaires qui disposent :

- D’une structuration généralement patrimoniale
- D’une gouvernance souple
- D’une vision à long terme
- D’une réactivité
- D’une capacité à innover

La réponse est «oui» mais malheureusement en France, les ETI ne sont que quelques milliers et encore moins nombreuses sont celles qui appartiennent uniquement à une famille.

Concernant le déficit d’ETI, on se compare toujours à Allemagne. Cependant, nous aurions pu être au même niveau que l’Allemagne si nous n’avions pas choisi le secteur tertiaire celui des services et si nous n’avions pas abandonné le secondaire, celui de l’industrie. De plus, nous avons financiarisé l’économie et détruit les familles industrielles tout ce qui fait aujourd’hui le succès de l’Allemagne.

Dans la préface de La France qui entreprend de Daniel Katyotis, François Pérol, défend une stabilité du cadre réglementaire et une reforme fiscale des ETI. Je suis entièrement d’accord en ce qui concerne les ETI dont le capital est majoritairement détenu par une famille car ces entreprises sont animées par une volonté industrielle et non financière.

Comme le rappelle très justement Daniel Karyotis, les ETI sont une illustration de cette France industrielle qui réussit dans l’ombre des sociétés du CAC 40. C’est pourquoi, il a décidé de leur dédier un plaidoyer comprenant des portraits de chefs d’entreprises.

L’acte 1 balaie les compétences qu’ont pu avoir les entrepreneurs de la création à la gestion courante des affaires en passant par l’adaptation permanente aux marchés et aux clients.

Les exemples présentés sont pertinents et intéressants, à prendre en compte pour les créateurs d’entreprises.


L’acte 2 met en évidence l’enjeu d’investir dans les ressources humaines car pour les entrepreneurs le succès et la pérennité de leur entreprise reposent sur leurs salariés. Ils en sont convaincus

Par conséquent, les relations humaines et la culture d’entreprise sont à prendre en compte dans le succès des ETI. C’est encore plus vrai en période de crise ou le facteur humain est prédominant.

Dans cette partie tous les chefs d’entreprises sont d’accord pour dire que leur groupe n’en serait pas là sans une culture d’entreprise forte, sans avoir miser sur la formation et le développement personnel.

L’acte 3 place l’innovation au coeur du développement des ETI. C’est ainsi, qu’elles peuvent réagir si rapidement aux changements de tendances et aux variations plus ou moins brutales de la demande.

L’acte 4 alerte quant à la concurrence exacerbée dont sont victimes nos entreprises sur notre territoire. Cela les oblige à s’orienter vers l’international pour reprendre et gagner des parts de marché qu’elles ont perdus.

Les témoignages des dirigeants sont intéressants quant à la stratégie adoptée pour s’internationaliser. Ils ont pour la plupart décidé de se développer en Europe pour profiter du cadre réglementaire fixé par l’Union Européenne avant de se lancer à la conquête des nouveaux pays développés et des autres continents.

Ils ont tous à coeur de produire avec les mêmes exigences qu’en France. Pour cela ils forment leur personnel.

L’acte 5 s’emploie à démystifier l’introduction en bourse pour les PME et les ETI. Même si, certains dirigeants sont retissants du fait des obligations court termistes qu’engendrent une rentrée en bourse.

D’autres ont choisi de faire appel à des entreprises familiales pour entrer dans leur capital afin d’obtenir un regard neuf sur la stratégie et sur le style managérial.

Ainsi la réalisation de ces augmentations de capital s’est traduite par une augmentation du chiffre d’affaires et d’un développement soutenu à l’international.

En conclusion, je vous conseille de lire ce plaidoyer dont les portraits et les témoignages des chefs d’entreprises sont pertinents mais aussi enrichissants de par les retours d’expériences.

Daniel Karyotis apporte des analyses et des pistes à étudier pour favoriser ce que j’appel lele développement harmonieux des territoires.

 
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