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Tags: destabilisation | intelligence économique | Joint-Venture | Victimes Collatérales «Victimes collatérales», une saga réalisée par un cabinet d’Intelligence Economique.
C’est l’histoire d’une société qui souhaite conquérir le marché espagnol et qui fait face à de nombreux concurrents dont un français qui est prêt à tout pour remporter ce marché, tellement prêt à tout, qu’il fait appel à une société dont les méthodes ne sont pas légales.
Le blog décrit les personnages avec des fiches détaillées pour chaque profil.
Après TRACE, c’est le deuxième film réalisé sur ce sujet. L’idée est bonne, la musique est bien choisie ce qui donne un effet d’entraînement à certaines scènes et l’envie d’en savoir plus.
Je vous laisse découvrir la saga «Victimes collatérales»
«Victimes collatérales» a été réalisée pour sensibiliser le public et promouvoir la création d’une entreprise mais je trouve dommage que l’on se focalise sur le vol d’informations ou la déstabilisation d’entreprise pour parler de l’Intelligence Economique.
C’est pourquoi, j’ai demandé l’avis de Dominique Bourra, spécialiste de l’Intelligence Economique qui utilise l’IE avec une approche très business.
Bertrand Terreux : Dominique Bourra (1) l’Intelligence Economique ne se résume pas uniquement à du vol d’informations. A quoi vous sert-elle dans votre métier ?
DB : Tout d'abord une précision , l'Intelligence Economique (IE) déployée avec méthode, permet effectivement de lutter contre le vol d'informations mais, il s'agit d'un aspect dérivé, marginal de l'IE et surtout défensif, fondé sur la crainte. La connaissance des mécanismes de l'IE permet en effet de simuler des cheminements de pénétration, des scénarios et de construire en conséquence, une coque de protection virtuelle autour des données sensibles de l'entreprise. Cette approche basée sur la sanctuarisation est un simple dispositif de protection car, l'IE de mon point de vue, prend tout son sens et livre sa vraie valeur, je dirai même sa vraie grandeur, comme outil de conquête. Je précise bien outil et non pas arme. Avant de faire la guerre, il faut maitriser l'information, pas n'importe quelle information, l'information utile, l'information stratégique, pour l'entreprise pour mieux surprendre !. BT : Comment utilisez-vous l’Intelligence Economique pour réaliser des Joints-Ventures les fameuses co-entreprises ?
DB : Une bonne joint-venture repose sur de bons partenaires, solidement unis par des valeurs et une vision commune. Le "fit", la correspondance parfaite est si rare qu'on ne peut la laisser au hasard. Et quand bien même, prendrait-on le risque ? On n'a pas de temps à perdre en fait, le bon partenaire il le faut tout de suite, rarement dans 2 ans. Seule l'IE permet de voir, d'identifier un partenaire idéal et surtout de bâtir la meilleure stratégie d'approche et d'arrimage. En gros, on crée le coup de foudre en plus du mariage de raison. L'image n'est pas innocente voyez-vous, mon métier c'est aussi marieur d'entreprises... BT : L’Intelligence Economique est-elle un outil pour capter des marchés étrangers ?
DB : Les marchés étrangers sont par définition les plus incertains, les plus dangereux, au début du moins. La meilleure façon d'anticiper, de comprendre et de ne pas jouer les coups avec le retard des novices est le recours à l'IE. Sur les marchés étrangers, pour gagner, il faut être en contrôle total de l'environnement, mais c'est aussi vrai sur le territoire national... BT : Vous utilisez également l’Intelligence Economique dans le management de l’innovation, pouvez-vous nous expliquer votre démarche ?
DB : Quand vous développez une nouvelle solution, la principale menace est l'aveuglement. Je m'explique : «on est concentré sur son produit, son développement, intoxiqué par la certitude d'être les meilleurs, les premiers, les plus beaux. On ne voit plus venir les coups, les torpilles, les concurrents plus rapides, plus retors, les substituts, les peaux de bananes. Il arrive par exemple que l'on ne pense pas à développer une stratégie de propriété industrielle, que l'on omette de regarder ce qui se fera demain chez les voisins, que l'on néglige de demander leur avis aux clients finaux avant la fin du cycle de développement. On peut ainsi tomber en arrivant comme un cheveu sur la soupe, trop tôt, trop tard ou à côté de la plaque. Enfin trop souvent, on n’a pas pensé ou pas eu l'information pour monter une joint-venture , une alliance technologique internationale et gagner ainsi en innovation et en time to market». BT : Vos clients sont majoritairement des grandes ou petites entreprises ?
DB : Des grands groupes, des PMEs innovantes, des entités consulaires, mais je travaille avant tout avec des hommes et des femmes entreprenants et créatifs. BT : Quelle définition business donneriez-vous à l’Intelligence Economique ?
DB : C'est passer du cinéma muet à la 3D.
(1) Dominique Bourra est le fondateur de NanoJV, Joint-Ventures Constructor, société de conseils, spécialisée sur les convergences technologiques.
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